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 (3 janvier 2013)

 

Sal La Rocca
Nouveauté. Tout a mal commencé en appuyantsur le bouton play avec un premier morceau très carré loin de nous enchanter. Heureusement, les huit pièces qui suivent nous ont vitefait oublier cette entrée en matière mal choisie à notre goût et Sal La Rocca montre vite que ses talents de musicien ne se limitent pasà jouer de la contrebasse aux côté de grands noms du jazz. Sans avoir recours à une écri-ture sophistiquée et en évitant l’écueil dessoli de basse interminables, il sait mettre en
valeur ses compositions mélodiques en laissant une grande liberté à ses complices qu’il a savamment choisis pour réussir son projet.
Parmi eux, on retrouve Hans Van Oosterhout,assurance d’une animation rythmique niveau premium, et le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart qui ne cesse de nous étonner par son style ancré à la fois dans la tradition et lamodernité (écoutez la version très réussie de Crescent). Œuvre d’un musicien qui sembleplus se préoccuper de pratique que de théorie, “lt Could Be The End” trahit le plaisir de jouer de chaque membre de l’orchestre sur
tous les tempos, ce qui n’est finalement pas si courant dans la production phonographique d’aujourd’hui. Encore une belle preuve de lavitalité du jazz chez nos amis belges.

Sal La Rocca (b), Pascal Mohy (p), Jacques
Schwartz-Bart (ts), Lorenzo Dl Maio (g), Hans
Van Oosterhout (dm). Studio Igloo (Bruxelles),
2011.

- written by : Philippe Vincent

 

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“Ca va Jazzer !” – Mon premier contact avec le contrebassiste Sal La Rocca, ce fut à Disneyland, en 1985. Vous avez bien lu. A Disneyland! Dans l’enceinte du parc existe une salle de spectacle du nom de MANHATTAN. Quelle ne fut pas ma surprise, cet après-midi de printemps, de découvrir dans la colonne de concerts du quotidienLibération (sans doute l’initiative du titulaire de la rubrique jazz de l’époque, le sagace Serge Loupien, bravo mon vieux!), un show de Lee Konitz à Disneyland. Le sublimissime saxophoniste alto américain est mon idole. La preuve : Disneyland, fallait m’y expédier! Ce sera pour Lee une fois pour toutes, et pour lui exclusivement. Concert programmé à 20h. Je sévissais déjà rue du Louvre. J’ai bifurqué en fin d’aprem vers la gare Les Halles voisine, à la recherche du bon quai, déchiffrant comme un possédé les tableaux des directions du RER de peur de me retrouver à cent bornes en sens inverse. A la sortie du train, slalom entre les Mickeys. Découverte du club perdu. Super, une chaise vide à côté de la scène. Le concert tint la promesse. Grâce notamment à la section rythmique-feu de cheminée!

Grâce à Sal, 24 ans cette année-là. Quel phrasé confortable, à la Paul Chambers. Déjà impérial. A côté de lui, le batteur, Bruno Castelucci, baguettes sûres. Un binôme ronronnant sur lequel Lee, Raminagrobis enjôleur, posa les chroniques suaves de sa galaxie avec le génie mélodiste coutumier. Je me suis roulé dans le flot musical comme un gamin au milieu du bac à sable. Un disque du set – magnifique – existe (ah béatitude, le jour où je suis tombé sur la référence GAM 215, au nom du guitaristeJean-François Prins, leader de la session du MANHATTAN…). Quand un styliste du calibre de Sal La Rocca joue derrière un géant comme Lee : osmose assurée. Comme Castelucci, Sal est belge. Il est né à Liège. Steve GrossmanJacques PelzerSteve Houben, ont jeté le dévolu sur son accompagnement soyeux.

Dans son dernier disque, It Could be the End, à paraître à la fin de l’été sur le labelIGLOO (distribué par Socadisc), Sal devient leader. Il compose. Il a recruté le saxophoniste coltranien et guadeloupéen en pleine ascension, Jacques Schwarz-Bart. Très bon batteur au générique (Hans Van Oosterhout). Le quintet déploie les thèmes avec maestria et jubilation. On n’hésite pas à céder à la formule rebattue de “très bon disque de jazz contemporain“. Lorenzi Di Maio époustoufle à la guitare. A l’arrivée : irrépressible joie intellectuelle. Et plaisir de gosse.

Bruno Pfeiffer

 

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Sal La Rocca It Could Be the End (Igloo) ****

Northern Europe boasts many excellent players, so it’s no surprise to find a quintet this good from the buttoned-up city of Brussels. It’s led by a resonant double bassist, a gifted composer who has a distinctive and hypermodern touch. Two Belgians, guitarist Lorenzo di Maio (…)